Faust
de Goethe
Mise en scène de Richard Leteurtre
Avec Michel Scourneau, Olog Orloff, Anne Barlind, Catherine Lenne, Yvan Chevalier, Julien Leonelli, Serge Wolf
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Jusqu'au 15/02/2003
Du mercredi au samedi à 20h30; le dimanche à 17 h.
Théâtre de l'Opprimé
78, rue du Charolais
75012 PARIS
Métro Reuilly Diderot et Dugommier
01 43 40 44 44
Un nouveau Faust : Vive l’enfer !
Certains acteurs effacent d’emblée le visage que l’on gardait d’un personnage mythique, en l’endossant. C’est le cas de Michel Scourneau qui fait exister ce nouveau Faust avec beaucoup de talent et de conviction mais aussi de fluidité et d’émotion. Comme son éphistophélès, parfaitement puissant et servile, ne lui cède rien en présence et densité, ce duo Olof Orloff / Michel Scourneau est délicieusement infernal.
Rage, Rage, rage de voir cette excellente compagnie (Thalia Théâtre) et ce théâtre courageux trop méconnu (Théâtre de l’Opprimé) se débattre avec de trop courts budgets quand on asperge d’euros de médiocres superproductions qui écurent, désolent, ennuient, non, je ne donnerai pas de noms même pas celui de Savannah Bay, sublime pièce de Marguerite Duras, massacrée récemment par l’exécrable et horriblement coûteuse mise en scène d’un certain Eric R*** à la Comédie Française, vois donc les efforts que je fais pour me taire, alors délivre-nous, ô intelligent lecteur, et file dans le Forum le fiel de tes mauvaises soirées et ce nom que je ne saurais dire ; sois diabolique, please, par amour de ton prochain ;-). Car, Gthe est formel : c’est en enfer que l’on s’aime le plus. Là : le lieu de tous les plaisirs freudiens polymorphes que le grand homme faisait semblant de réprouver en les chassant
d’un paradis, si ennuyeux qu’il est désert.
Donc spectacle à voir vite, absolument, jusqu’au 15 février 2003. Emmènes-y tes fiancées et/ou fiancés polymorphes pour la Saint (?) Valentin - mais être saint, n’est-ce pas aimer beaucoup ?
Tu vas aimer et réfléchir, rire ou t’attendrir ; la vie, quoi. Et cela grâce à toute la troupe et bien sûr son metteur en scène, Richard Leteurtre, mais aussi grâce à la nouvelle traduction de Pascal Paul-Harang. "J’ai renoncé à traduire en vers rimés, car cette contrainte abêtit toujours le texte, dit-il. La langue de Faust est vive, colorée... elle est aussi orchestrale. Il fallait rendre à tout prix ces qualités musicales... J’ai essayé, plutôt que de compter les pieds, de transcrire un mouvement, une énergie. Je ne me suis pas préoccupé de métrique mais de rythme". Objectif atteint. Gthe n’est pas, ô lecteur paresseux qui rechignes à le relire une quatrième fois, un ennuyeux Teuton borné sans humour mais un esprit aigu, subtile, avec tout ce qu’il faut d’ambiguïté et de perversité pour explorer le cur humain (et les méandres de ton âme, ô lecteur, es-tu sûr que tu ne la vendrais pas, pour rien au monde ?). Gthe : un nouveau Faust, en quelque sorte. Très réussi. L’enfer comme un paradis. Au théâtre.
Rage, Rage, rage de voir cette excellente compagnie (Thalia Théâtre) et ce théâtre courageux trop méconnu (Théâtre de l’Opprimé) se débattre avec de trop courts budgets quand on asperge d’euros de médiocres superproductions qui écurent, désolent, ennuient, non, je ne donnerai pas de noms même pas celui de Savannah Bay, sublime pièce de Marguerite Duras, massacrée récemment par l’exécrable et horriblement coûteuse mise en scène d’un certain Eric R*** à la Comédie Française, vois donc les efforts que je fais pour me taire, alors délivre-nous, ô intelligent lecteur, et file dans le Forum le fiel de tes mauvaises soirées et ce nom que je ne saurais dire ; sois diabolique, please, par amour de ton prochain ;-). Car, Gthe est formel : c’est en enfer que l’on s’aime le plus. Là : le lieu de tous les plaisirs freudiens polymorphes que le grand homme faisait semblant de réprouver en les chassant
d’un paradis, si ennuyeux qu’il est désert.
Donc spectacle à voir vite, absolument, jusqu’au 15 février 2003. Emmènes-y tes fiancées et/ou fiancés polymorphes pour la Saint (?) Valentin - mais être saint, n’est-ce pas aimer beaucoup ?
Tu vas aimer et réfléchir, rire ou t’attendrir ; la vie, quoi. Et cela grâce à toute la troupe et bien sûr son metteur en scène, Richard Leteurtre, mais aussi grâce à la nouvelle traduction de Pascal Paul-Harang. "J’ai renoncé à traduire en vers rimés, car cette contrainte abêtit toujours le texte, dit-il. La langue de Faust est vive, colorée... elle est aussi orchestrale. Il fallait rendre à tout prix ces qualités musicales... J’ai essayé, plutôt que de compter les pieds, de transcrire un mouvement, une énergie. Je ne me suis pas préoccupé de métrique mais de rythme". Objectif atteint. Gthe n’est pas, ô lecteur paresseux qui rechignes à le relire une quatrième fois, un ennuyeux Teuton borné sans humour mais un esprit aigu, subtile, avec tout ce qu’il faut d’ambiguïté et de perversité pour explorer le cur humain (et les méandres de ton âme, ô lecteur, es-tu sûr que tu ne la vendrais pas, pour rien au monde ?). Gthe : un nouveau Faust, en quelque sorte. Très réussi. L’enfer comme un paradis. Au théâtre.
Philippe Dohy
26/01/2003

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Ce qui est très agréable avec ce spectacle c’est la prouesse technique, un dessinateur réalise en direct les illustrations des fables sur une tablette graphique. Face à nous les images prennent vie sous nos yeux et se déploient sur grand écran. À ses côtés, les musiciens du...
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