


Père Tralalère
de D'ores, déjà
Mise en scène de Sylvain Creuzevault
Avec Samuel Achache, Benoit Carré, Éric Charon, Antoine Cegarra, Caroline Darchen, Pierre Devérines, Lionel Gonzalez, Léo-Antonin Lutinier, Lise Maussion
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Du 03/06/2009 au 13/06/2009
Du mardi au samedi à 20h30, dimanche à 16h30.
Les Célestins
4 rue Charles-Dullin
69002 LYON
Métro Bellecour
04 72 77 40 00
Site Internet
Les parents terribles
Tout commence par un repas de mariage auquel les spectateurs ont presque l’impression de participer tant les comédiens sont proches de la salle et les conversations naturelles et spontanées. Le brouillage et le parasitage des voix des convives, tels qu’ils se produisent toujours en société, et notamment au cours des repas, sont parfaitement restitués par les neuf acteurs, assis autour de la grande table de noces. On s’y croirait : de l’ami (trop intime) de la mariée, qui prononce un discours ambigu, à l’invité célèbre, un brin hypocrite, dont tout le monde veut l’avis, en passant par le collègue de travail mal à l’aise, tous les personnages campés ici sont criants de vérité. Pendant une première moitié de spectacle, on rit et on sourit beaucoup, reconnaissant de multiples situations vécues, tics de langage et comportements stéréotypés.Ainsi, de repas de noces en dîner en ville, de déjeuner familial en brunch amical, assiste-t-on au déroulement de la vie d’une famille. L’évocation des temps forts de l’existence (mariages, naissances, baptêmes, maladies, mort) s’effectue au fil de ces repas, réunissant tout le monde. Dans ces occasions-là, on le sait, chacun est content de retrouver les autres, de partager les bonnes nouvelles. Mais ce sont aussi, et surtout, des opportunités inespérées de remuer les histoires familiales, les problèmes d’héritage, les conflits parents (ou beaux-parents) / enfants. Comme on a pu le voir au cinéma (dans Un Air de famille de Klapisch, par exemple), tout peut alors s’exprimer : l’amertume d’un père qui a raté sa vie, les rancœurs des enfants qui n’ont pu s’émanciper et se réaliser comme ils l’auraient souhaité, bref tout ce qui dégrade les relations entre les êtres. Et, lorsque chacun y met du sien, les choses dérapent rapidement... jusqu’au chaos final.Cette famille, dans laquelle "j’ai demandé" le fils, la fille et le père (tralalère), est une vraie poudrière, qui implose littéralement à la fin de la représentation. Les divers repas, entrecoupés d’intermèdes décalés, absurdes, drôles, chantés ou mimés, finissent effectivement en règlements de compte violents. La pièce tient finalement plus du Festen de Thomas Vinterberg ou des Parents terribles de Cocteau que de la comédie douce amère de Klapisch ! Et c’est plutôt jubilatoire, parce que les comédiens sont tous très bons (mention spéciale au père, Eric Charon, faussement compréhensif, autoritaire et énervant à souhait), parce que le "pétage de plombs" ne dure pas trop longtemps et parce qu’il est bien amené. Du simple échange mondain au pugilat généralisé, la tension monte donc doucement mais sûrement, nous tenant en haleine jusqu’au bout.
Caroline Vernisse
05/06/2009

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Ce qui est très agréable avec ce spectacle c’est la prouesse technique, un dessinateur réalise en direct les illustrations des fables sur une tablette graphique. Face à nous les images prennent vie sous nos yeux et se déploient sur grand écran. À ses côtés, les musiciens du...
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HUBRIS
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Mise en scène de Clara Jauvart-Lacoste
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