




En attendant Godot
de Samuel Beckett
Mise en scène de Jean-Marie Russo
Avec Manuel Bonnet, Michel Robbe, Jean-Marie Russo, Paddy Sherlock, François Grange, Robin Peter (en alternance)
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Du 20/10/2010 au 28/11/2010
Du mercredi au samedi 20h, dimanche à 15h.
Proscenium
2, passage du Bureau
(angle du 170, rue de Charonne)
75011 PARIS
Métro Alexandre-Dumas, Charonne
01 40 09 77 19
Le silence qui suit du Beckett est encore du Beckett...
Le dialogue suivant aurait été entendu au théâtre Le Proscenium : On s’en va ? On ne peut pas. Pourquoi ? On regarde En attendant Godot. C’est vrai. Vladimir et Estragon aimeraient certainement échanger leurs rôles avec ceux qui les regardent... Alors même que ces deux énergumènes dans lesquels certains voient des clochards ou des clowns, et d’autres des penseurs existentialistes, semblent errer dans un ennui et une insatisfaction éternelle, le public vit un plaisir théâtral à l’état pur !Les artisans de ce succès sont nombreux. Citons en premier l’auteur : ce n’est pas un hasard si Beckett est un des dramaturges du vingtième siècle les plus souvent joués, tellement les propos qu’il insuffle à ses personnages s’accordent avec la face cachée mais omniprésente de notre existence.Vient ensuite le metteur en scène, Jean-Marie Russo. Son travail se base sur une scénographie stylisée (l’arbre est ingénieusement conceptualisé avec deux barres tordues, et la feuille qui apparaît au deuxième acte est représentée sous forme de lumières qui scintillent), et pourtant, rarement le texte aura été entendu avec autant de clarté.Les quatre acteurs de la pièce (Manuel Bonnet, Michel Robbe, Jean-Marie Russo et Paddy Sherlock) jouent tous dans un registre qui oscille entre le comique et le drame, l’abstraction et le prosaïsme le plus terre à terre. Quant à l’enfant qui vient conclure chacun des deux actes, il offre par son jeu candide et lumineux le contre-point parfait aux deux duos qui semblent éternellement figés dans le noir crépuscule.La pièce se termine par le dialogue suivant : Vladimir Alors, on y va ? Estragon Allons-y. Et la didascalie d’indiquer : "Ils ne bougent pas." Preuve du pessimisme absolu de l’auteur ? Pas nécessairement... Peut-être plutôt la conscience que ce spectacle va rester longtemps dans les consciences des spectateurs...
Philippe Kalman
28/10/2010

PARIS
Café de la Gare
de Annabelle Legrand, Martial Courcier
Mise en scène de Tim Remis
Sylvia et Louis devaient simplement recevoir des amis pour dîner. Mais depuis un récent cambriolage, leur maison s’est transformée en bunker et la soirée en véritable terrain miné. Fenêtres surveillées, porte d’entrée sous contrôle, invités soumis à interrogatoire : ici, chaque...
L'avis de Clément Freuzo
Café de la Gare
PARIS





État d'urgence
de Annabelle Legrand, Martial CourcierMise en scène de Tim Remis
Sylvia et Louis devaient simplement recevoir des amis pour dîner. Mais depuis un récent cambriolage, leur maison s’est transformée en bunker et la soirée en véritable terrain miné. Fenêtres surveillées, porte d’entrée sous contrôle, invités soumis à interrogatoire : ici, chaque...
L'avis de Clément Freuzo

