Thyeste 1947
de la Compagnie Arteria
Mise en scène de Sébastien Davis
Avec Lilia Ruocco, Thibault Garçon, Nadette Etchebarne, Marie Dompnier, Aurélien Daudet
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Du 09/07/2003 au 31/07/2003
A 18 h 45.
Théâtre de la Danse
1 bis, rue Sainte-Catherine
84000 AVIGNON
04 90 86 01 27
Après avoir créé ce spectacle chez A. Mouchkine, la compagnie Arteria le reprend en Avignon.
La tragédie de Sénèque transposée en 1947. Les deux rois qui se partageaient la Toison d’Or, Atrée et son frère Thyeste, sont devenus le premier forgeron (Louis), le second prêtre (Catello). Dans cette version modernisée, la haine naît entre eux lorsque Catello sollicite l’aide financière de son frère, et qu’il essuie un refus.
Plus tard, hanté par des rêves érotiques, Catello quitte le séminat pour fonder une famille. Des années plus tard, son fils le raccommode avec Louis qui profite de cette occasion pour se venger de ce frère qu’il hait : à l’occasion d’un festin, il lui fait manger ses enfants. Catello ne se doute de rien et mange. Cette transposition moderne qui respecte les codes de la tragédie grecque avec le chœur et le messager qui font le lien entre les scènes vécues, est très dépouillée autant dans la mise en scène et dans le récit. La malédiction des Atrides est réduite ici à la haine qui divise Thyeste et Atrée. Ce qui est plausible : la haine entre frères après tout n’existe pas qu’entre les puissants. Pour Sébastien Davis, qui a assuré la mise en scène, il s’agissait dans la première d’un travail d’improvisation, chaque comédien ayant à rechercher son personnage dans sa propre mythologie familiale. Ainsi est né Louis, le forgeron, parce que le grand-père du comédien était forgeron… La seconde partie, lorsque Thyeste revient avec ses enfants, est beaucoup plus proche du texte de Sénèque.Si la pièce semble parfois décousue, elle est brillamment servie par des acteurs qui jouent avec passion.
Plus tard, hanté par des rêves érotiques, Catello quitte le séminat pour fonder une famille. Des années plus tard, son fils le raccommode avec Louis qui profite de cette occasion pour se venger de ce frère qu’il hait : à l’occasion d’un festin, il lui fait manger ses enfants. Catello ne se doute de rien et mange. Cette transposition moderne qui respecte les codes de la tragédie grecque avec le chœur et le messager qui font le lien entre les scènes vécues, est très dépouillée autant dans la mise en scène et dans le récit. La malédiction des Atrides est réduite ici à la haine qui divise Thyeste et Atrée. Ce qui est plausible : la haine entre frères après tout n’existe pas qu’entre les puissants. Pour Sébastien Davis, qui a assuré la mise en scène, il s’agissait dans la première d’un travail d’improvisation, chaque comédien ayant à rechercher son personnage dans sa propre mythologie familiale. Ainsi est né Louis, le forgeron, parce que le grand-père du comédien était forgeron… La seconde partie, lorsque Thyeste revient avec ses enfants, est beaucoup plus proche du texte de Sénèque.Si la pièce semble parfois décousue, elle est brillamment servie par des acteurs qui jouent avec passion.
Hélène Chevrier
20/07/2003

AVIGNON
L'ORIFLAMME
de Laëtitia Leroy
Mise en scène de Laëtitia Leroy
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L'avis de Clément Freuzo
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MONSTRE MOI
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