Pour un oui ou pour un non
de Nathalie Sarraute
Mise en scène de Pascal Laurens, Patrick Martinez
Avec Pascal Laurens, Patrick Martinez, Carmen Brown
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Jusqu'au 31/07/2003
Tous les jours à 19h30.
Le Petit Chien
76, rue Guillaume-Puy
84000 AVIGNON
04 90 85 89 49
Pascal Laurens et Patrick Martinez ; ah, ce qu’ils sont bien ces deux là !
Déjà remarqués dans «Trahisons» de Pinter, qui reste une des plus belles choses vue cette année en Avignon, ils ne sont pas moins remarquables dans ce superbe texte de Nathalie Sarraute. La trame de cette pièce, c’est le rien. Ce petit rien qui scelle les amitiés ou, en l’occurrence, qui les défait. Deux amis se retrouvent, à l’initiative de l’un qui constate avec tristesse l’éloignement de l’autre. Sommé de s’expliquer, l’autre donc, n’a que peu de charges dans son dossier, un rien, quatre mots, moins encore, une intonation, une respiration.
Sarraute autopsie le langage, ses inter-connexions avec les conventions. Elle gratte le vernis des mots et révèle la chair du non-dit qui affleure sous les apparences policées.
Pour dire ce texte qui tient sur un fil, Pascal Laurens et Patrick Martinez sont deux équilibristes d’une justesse et d’une acuité rares. La mise en scène, toute en épure, met en exergue la subtilité du propos et la finesse du jeu. Aucun mouvement, aucun haussement de sourcil qui n’ait son sens. On sirote ce spectacle avec délectation, presque triste qu’il ne dure qu’une petite heure.
Déjà remarqués dans «Trahisons» de Pinter, qui reste une des plus belles choses vue cette année en Avignon, ils ne sont pas moins remarquables dans ce superbe texte de Nathalie Sarraute. La trame de cette pièce, c’est le rien. Ce petit rien qui scelle les amitiés ou, en l’occurrence, qui les défait. Deux amis se retrouvent, à l’initiative de l’un qui constate avec tristesse l’éloignement de l’autre. Sommé de s’expliquer, l’autre donc, n’a que peu de charges dans son dossier, un rien, quatre mots, moins encore, une intonation, une respiration.
Sarraute autopsie le langage, ses inter-connexions avec les conventions. Elle gratte le vernis des mots et révèle la chair du non-dit qui affleure sous les apparences policées.
Pour dire ce texte qui tient sur un fil, Pascal Laurens et Patrick Martinez sont deux équilibristes d’une justesse et d’une acuité rares. La mise en scène, toute en épure, met en exergue la subtilité du propos et la finesse du jeu. Aucun mouvement, aucun haussement de sourcil qui n’ait son sens. On sirote ce spectacle avec délectation, presque triste qu’il ne dure qu’une petite heure.
Didier Dahan
30/07/2003

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