Chassez le naturel
de Jean-Christophe Bailly
Mise en scène de Jacques Bonnaffé
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Du 03/02/2015 au 04/02/2015
Hexagone Scène Nationale
24 rue des Aiguinards
38242 MEYLAN
04 76 90 09 80
Site Internet
D’après Le Parti pris des animaux de Jean-Christophe Bailly (éditions Bourgois).
Après Nature aime à se cacher, Jacques Bonnaffé et Jonas Chéreau nous présentent un nouveau duo parlé et dansé, qui s’inspire du Parti pris des animaux de Jean-Christophe Bailly, mais aussi de textes de Rousseau et d’autres auteurs, dont on reconnaît parfois, au détour d’une phrase, une citation égarée La Nature est un temple où de vivants piliers / Laissent parfois sortir de confuses paroles »). Les thèmes centraux de ce patchwork poético-philosophique : la Nature, l’Homme et l’Animal. L’homme est-il un animal comme les autres ? L’animal a-t-il une conscience ? La nature aime-t-elle vraiment "se cacher" ? Autant de questions abordées par les plus grands philosophes, qui sont ici lancées et singées. Tandis que Bonnaffé parle, réfléchit, commente, Chéreau danse, mime, imite. Le duo, complémentaire, rappelle la dualité de l’Homme : un être pensant aux instincts cependant primaires.
La force du spectacle tient dans cette prestation des comédiens, dans ce ballet à deux, à la fois millimétré et humoristique. Dynamique, souvent burlesque, la chorégraphie nous tient éveillés. Et c’est malheureusement nécessaire tant le texte lasse rapidement. Ressassements, questionnements philosophiques rebattus (et abordés sans point de vue vraiment nouveau), collage de citations pas toujours adroit… On suit difficilement le fil du propos et on a parfois de la peine à lui trouver une pertinence. Jacques Bonnaffé, qui a pourtant un charisme et une présence assurée sur scène, ne convainc pas. Son partenaire, Jonas Chéreau, s’il emporte notre sympathie, ne nous tire guère plus de rire ou de sourires. Peu emporté par le sujet, on reste finalement également insensible à la scénographie et aux détails de la mise en scène, pourtant sobres et justes dans l’ensemble.
Chassez le naturel et le théâtral cette fois-ci ; passez votre tour et attendez le retour au galop de Jacques Bonnaffé dans un spectacle plus convaincant.
La force du spectacle tient dans cette prestation des comédiens, dans ce ballet à deux, à la fois millimétré et humoristique. Dynamique, souvent burlesque, la chorégraphie nous tient éveillés. Et c’est malheureusement nécessaire tant le texte lasse rapidement. Ressassements, questionnements philosophiques rebattus (et abordés sans point de vue vraiment nouveau), collage de citations pas toujours adroit… On suit difficilement le fil du propos et on a parfois de la peine à lui trouver une pertinence. Jacques Bonnaffé, qui a pourtant un charisme et une présence assurée sur scène, ne convainc pas. Son partenaire, Jonas Chéreau, s’il emporte notre sympathie, ne nous tire guère plus de rire ou de sourires. Peu emporté par le sujet, on reste finalement également insensible à la scénographie et aux détails de la mise en scène, pourtant sobres et justes dans l’ensemble.
Chassez le naturel et le théâtral cette fois-ci ; passez votre tour et attendez le retour au galop de Jacques Bonnaffé dans un spectacle plus convaincant.
Caroline Vernisse
04/02/2015

PARIS
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