LES CHRONIQUES DU FESTIVAL D'AVIGNON 2026





LE SOUFFLEUR DE LA PEUR
de Matei Visniec
Mise en scène de Victor Quezada-Perez
Avec Victor Quezada-Perez, le Chal, marine Fabre, laura Leponce Grasset
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Du 04/07/2026 au 25/07/2026
Tlj à 14h35 (relâche les 9, 16, 23 juillet).
3t Avignon Les Platanes
7 Rue Pasteur
84000 Avignon
0484143784
Site Internet
Un spectacle nécessaire, à la fois politique et poétique
Nous sommes à la terrasse d’un café. Quelques clients, seuls à leur table, sirotent silencieusement leur boisson. Arrive alors Monsieur Bruno, grimé en clown grotesque, silhouette dérisoire et inquiétante à la fois, comme s’il cherchait désespérément à attirer l’attention d’un monde devenu sourd.
Il s’adresse aux consommateurs, les interpelle, les provoque, tente de les réveiller. Mais personne ne répond. Chacun demeure figé dans son mutisme, prisonnier d’une peur diffuse. Est-ce de l’indifférence ? De la résignation ? Ou la crainte d’être dénoncé au moindre mot de travers ? Dans cet univers oppressant, chaque parole, chaque geste, chaque regard peut devenir suspect. Le complot n’est plus seulement politique : il infiltre les corps, les consciences, les silences. Il isole les êtres jusqu’à les enfermer dans une solitude angoissante.
Avec Le Souffleur de la peur, Matei Visniec explore les mécanismes intimes de la dictature : non pas seulement la violence visible du pouvoir, mais cette peur plus insidieuse qui pousse les individus à se taire, à se méfier les uns des autres, à renoncer peu à peu à leur liberté intérieure.
L'auteur de ce spectacle, Matei Visniec, né en Roumanie en 1956 , obtient l'asile politique en France en 1987. Son parcours donne à son théâtre une force particulière : celle de l’exil, de la mémoire et de la lucidité face aux totalitarismes. Victor Quezada-Perez, metteur en scène et interprète de Monsieur Bruno, est lui aussi marqué par l’histoire de l’exil, fils d’une famille chilienne réfugiée en France.
Cette création marque aujourd’hui la douzième collaboration entre Matei Visniec et Victor Quezada-Perez. Leur complicité artistique s’y affirme avec éclat. Ensemble, ils savent aborder les sujets les plus graves sans jamais céder au didactisme. Leur théâtre avance masqué : tantôt grotesque, tantôt loufoque, parfois proche du clown, mais toujours traversé par une inquiétude sourde.
On pense à Chaplin pour l’art de faire rire au bord du gouffre, à Brecht pour la distance critique et la manière de mettre le spectateur face à sa propre responsabilité. Le rire, ici, n’est jamais gratuit. Il grince, dérange, révèle. Sous le maquillage du clown apparaît peu à peu le visage nu de la peur.
Il s’adresse aux consommateurs, les interpelle, les provoque, tente de les réveiller. Mais personne ne répond. Chacun demeure figé dans son mutisme, prisonnier d’une peur diffuse. Est-ce de l’indifférence ? De la résignation ? Ou la crainte d’être dénoncé au moindre mot de travers ? Dans cet univers oppressant, chaque parole, chaque geste, chaque regard peut devenir suspect. Le complot n’est plus seulement politique : il infiltre les corps, les consciences, les silences. Il isole les êtres jusqu’à les enfermer dans une solitude angoissante.
Avec Le Souffleur de la peur, Matei Visniec explore les mécanismes intimes de la dictature : non pas seulement la violence visible du pouvoir, mais cette peur plus insidieuse qui pousse les individus à se taire, à se méfier les uns des autres, à renoncer peu à peu à leur liberté intérieure.
L'auteur de ce spectacle, Matei Visniec, né en Roumanie en 1956 , obtient l'asile politique en France en 1987. Son parcours donne à son théâtre une force particulière : celle de l’exil, de la mémoire et de la lucidité face aux totalitarismes. Victor Quezada-Perez, metteur en scène et interprète de Monsieur Bruno, est lui aussi marqué par l’histoire de l’exil, fils d’une famille chilienne réfugiée en France.
Cette création marque aujourd’hui la douzième collaboration entre Matei Visniec et Victor Quezada-Perez. Leur complicité artistique s’y affirme avec éclat. Ensemble, ils savent aborder les sujets les plus graves sans jamais céder au didactisme. Leur théâtre avance masqué : tantôt grotesque, tantôt loufoque, parfois proche du clown, mais toujours traversé par une inquiétude sourde.
On pense à Chaplin pour l’art de faire rire au bord du gouffre, à Brecht pour la distance critique et la manière de mettre le spectateur face à sa propre responsabilité. Le rire, ici, n’est jamais gratuit. Il grince, dérange, révèle. Sous le maquillage du clown apparaît peu à peu le visage nu de la peur.
Jeanne-Marie Guillou
10/07/2026

AVIGNON
L'ORIFLAMME
de Martin Kindermans
Mise en scène de Martin Kindermans
1976-1983 : L'Argentine du temps de la dictature, il était fréquent de voler les bébés des opposants pour les donner aux familles militaires pro-dictature. Soledad et Constanza sont sœurs, du moins c'est ce qu'elles ont cru pendant des années, jusqu'au jour où la...
L'avis de Geneviève Brissot
L'ORIFLAMME
AVIGNON





Mécanique d'une famille
de Martin KindermansMise en scène de Martin Kindermans
1976-1983 : L'Argentine du temps de la dictature, il était fréquent de voler les bébés des opposants pour les donner aux familles militaires pro-dictature. Soledad et Constanza sont sœurs, du moins c'est ce qu'elles ont cru pendant des années, jusqu'au jour où la...
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AVIGNON
La Fabrik Théâtre
Peter Pan et tu t'envoles
de Sébastien Lanz D'Après L'Oeuvre De J.m Barrie
Mise en scène de Guy Simon
La Fabrik Théâtre
Peter Pan et tu t'envoles
de Sébastien Lanz D'Après L'Oeuvre De J.m Barrie
Mise en scène de Guy Simon

