Troubles

de Xavier Durringer
Mise en scène de Florence Bermond
Avec Cédric Appieto, Axel Kiener, Pierre Meurant, Elsa Motin, Chani Sabaty, Nadine Vaiti
Encore et toujours, mais sans jamais lasser, Xavier Durringer parle du couple, de la violence désespérée des hommes qui sommeille derrière leurs mines de petits garçons jouant les grandes gueules, et de la lucidité résignée des femmes amoureuses qui n’attendent qu’un signe pour s’aveugler à nouveau. Troubles est une création qui a puisé dans plusieurs textes de l’auteur la matière à un spectacle au rythme enlevé et fougueux.
Les meilleurs auteurs se reconnaissent à un style et un univers immédiatement identifiables et à nul autre pareils. Ici, les amateurs ne s’y tromperont pas. Dès les premières minutes du spectacle, impossible de ne pas voir qu’on a affaire à du Xavier Durringer. Tous les ingrédients chers à l’auteur sont présents : la langue crue et poétique de ces garçons et filles perdus dans un paysage urbain nocturne et vaguement inquiétant, les blessures mal refermées de ces écorchés vifs toujours balancés entre la colère et les larmes, l’humour qu’ils déploient et qui peine à dissimuler leur amertume et leurs élans de tendresse maladroits.br>C’est un assemblage de plusieurs textes de l’auteur qui est ici proposé. A partir de ces morceaux choisis tirés de Chroniques des jours entiers, des nuits entières et Chroniques 2, quoi dire de plus du coq ?, un ensemble très cohérent se dégage : les personnages se croisent et se recroisent, les couples se forment, se défont et se retrouvent, certains crient leur révolte en rappant, d’autres chantent la magie de leur coup de foudre, tous émeuvent et font rire, parfois dans la même phrase.La première réussite à saluer est d’avoir su éviter les écueils inhérents à l’exercice périlleux du "collage" de textes. Les scènes sont tissées entre elles avec une habileté telle qu’une trame unique s’impose, une boucle qui se propose de promener le spectateur de la poésie d’une rencontre aux déchirures d’une rupture, en passant par la cruauté et le meurtre. Au passage, les moments poignants voisinent avec les dialogues cocasses, toujours écrits dans une langue à fleur de peau qui touche juste.La mise en scène de Florence Bermond épouse parfaitement le rythme trépidant imposé par le texte : les enchaînements sont fluides, les intermèdes musicaux offrent une respiration bienvenue, et le tout regorge d’une énergie réjouissante. Il serait peut-être possible de déplorer un ou deux passages inutiles voire maladroits, mais l’ensemble dégage une telle générosité que c’est indéniablement le plaisir qui domine. D’autant plus que la direction des six jeunes comédiens est au diapason : tous campent avec une réelle sensibilité et un jeu très précis des personnages hauts en couleur.Au final, un spectacle dense, riche et sans prétentions qui vise et (suscite) l’émotion.
Frédéric Elies
26/11/2004

PARIS
La Scène Parisienne
de Ana-Maria Bamberger
Mise en scène de Jean-Philippe Azéma
Serge cherche une pièce à monter avec Mathilde, dont il est éperdument amoureux. Lorsqu’Anton, auteur reconnu mais méfiant, accepte de leur confier sa dernière œuvre, il pose une condition non négociable : ne rien changer au texte. Une consigne qui résiste mal à l’énergie des...
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Notre cher auteur
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État d'urgence
de Annabelle Legrand, Martial Courcier
Mise en scène de Tim Remis
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Studio Hébertot
La guerre de Troie n'aura pas lieu
de Jean Giraudoux
Mise en scène de Edouard Dossetto
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