




Paris-Bukarest

de Nathalie Joly
Mise en scène de Maurice Durozier
Avec Nathalie Joly, Thierry Roques
''Que celui qui tue l’Amour / soit frappé à son tour...'' Plaintes de femme et malédiction incantatoire qui donnent immédiatement le ton et l’ambiance de ce très beau récital que les Francophonies viennent de consacrer à juste titre.
Quel hommage sait rendre dans la conception et l’interprétation de son spectacle, mis en scène par Maurice Durozier, Nathalie Joly à l’inoubliable chanteuse et résistante roumaine, Maria Tanase ! Dans une atmosphère de pénombre, sa voix surgit littéralement des ténèbres et prend aux tripes, fait résonner en soi le souvenir ou la présence vitale du désir, de la souffrance, du refus définitif des oppressions, toute origine et forme prise confondues. Expression magnifique d’un vouloir-vivre, fût-il tragique... Rêves de femmes, dons sincères des corps offerts à l’amour, envie du vin et de l’Autre, fulgurances et exultations de la chair espérées pour toujours. Trahisons, histoires sans lendemain, courses à l’amour impossible, envoûtements sensuels. Sans cesse, éternels sans retours et destins inconciliables... Oh ! dorul ! Douleur de l’absence !Nathalie Joly parvient à créer par son admirable voix et son tempérament de braise, une atmosphère très populaire au meilleur sens du terme. Inspirée par les ballades et les légendes d’un folklore roumain ancestral qu’elle maîtrise ainsi que les chants tziganes, elle crée une atmosphère très singulière, - faut-il dire slave ? - où alternent les envolées lyriques, les lamentations, la régénération des forces au rythme des joies et des malheurs successifs, des espérances et les désillusions, des élans et des ivresses de la vie. Eros et Thanatos tout ensemble portés par une très belle voix de ventre terriblement sensuelle, jamais vulgaire. Tout est juste. Et vie reste célébrée, quel que soit le tribut !Nathalie Joly, accompagnée à l’accordéon par l’excellent Thierry Roque, dont la réputation n’est plus à faire, compagnon des chanteurs les plus intègres comme Serge Reggiani, réussit à créer une vibration sonore commune de fort grande intensité.
L’accordéon et la voix, par un étrange dialogue, font remonter du tréfonds de soi, une émotion affective et sensuelle de première qualité, rare. Maurice Durozier orchestre tout cela sans rien encombrer, privilégiant l’esprit d’un peuple, le courage et le talent d’une femme, Maria Tanase, en en mettant une très joliment dans la lumière.Un spectacle à voir qui laisse dans le cur une trace heureuse, donne l’envie d’aller dans les Carpates à la source du Danube... ou rencontrer quelques brigands... qui chanteraient peut-être...
L’accordéon et la voix, par un étrange dialogue, font remonter du tréfonds de soi, une émotion affective et sensuelle de première qualité, rare. Maurice Durozier orchestre tout cela sans rien encombrer, privilégiant l’esprit d’un peuple, le courage et le talent d’une femme, Maria Tanase, en en mettant une très joliment dans la lumière.Un spectacle à voir qui laisse dans le cur une trace heureuse, donne l’envie d’aller dans les Carpates à la source du Danube... ou rencontrer quelques brigands... qui chanteraient peut-être...
Marie-José Pradez
15/01/2008

PARIS
Studio Hébertot
de Jean Giraudoux
Mise en scène de Edouard Dossetto
Loin des récits classiques déclamés sur scène, le public est ici plongé au cœur d’une salle de négociation contemporaine. Autour d’une grande table, se succèdent les figures emblématiques de l’épopée : Paris, Hélène, Hector, toutes confrontées à l’imminence d’un conflit...
L'avis de Clément Freuzo
Studio Hébertot
PARIS



La guerre de Troie n'aura pas lieu
de Jean GiraudouxMise en scène de Edouard Dossetto
Loin des récits classiques déclamés sur scène, le public est ici plongé au cœur d’une salle de négociation contemporaine. Autour d’une grande table, se succèdent les figures emblématiques de l’épopée : Paris, Hélène, Hector, toutes confrontées à l’imminence d’un conflit...
L'avis de Clément Freuzo

