


Didon et Enée
de Henry Purcell
Mise en scène de Giuliano Carella, Massimo Gasparon
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Du 19/04/2011 au 24/04/2011
Mardi 19, vendredi 22 avril à 20h, dimanche 24 avril à 14h30.
Opéra de Toulon
Boulevard de Strasbourg
83000 TOULON
04 94 92 70 78
Site Internet
On ne cessera jamais de s’émerveiller de ce minuscule chef-d’uvre qu’est Didon et Enée, cet opéra de poche écrit pour un pensionnat de jeunes filles sur d’assez mauvais vers d’un médiocre poète, sans possibilités de virtuosité vocale (puisque destiné à des voix juvéniles, amateurs de surcroit), sans aucun déploiement orchestral possible, et avec un déséquilibre dans la distribution : une seule voix d’homme au milieu de sopranos.Rappelons aussi que le manuscrit original est perdu et que musiciens et théâtreux doivent faire confiance à leur bon goût et connaissances musicologiques pour choisir l’enchaînement des morceaux qui leur paraît le plus conforme à l’idée qu’ils se font des malheurs de la reine de Carthage. Quelles conditions pour un chef-d’uvre ! Mais quoi qu’on fasse, sa musique nous poigne toujours.Et voici que cet opéra vient de trouver sa voix, sa dimension à dose homéopathique , en création à l’Opéra de Toulon. Jouant la carte de l’originalité, Massimo Gasparon, a choisi de nous donner sa version de Didon entre deux couches de l’Ode à Sainte-Cécile du même Purcell.Ode hélas empesée dans une illustration simplement décorative, un rien longuette, le tout, présenté, sans vergogne dans les décors somptueux et les costumes raffinés du Maître spirituel Pier-Luigi Pizzi déjà vus voici huit ans à Monte-Carlo pour un Viaggio a Reims de belle facture... L’art d’accommoder les restes ou de faire du neuf avec du vieux ?Loin des péplums, kitsch, sans ostentation, d’un merveilleux drapé classique bon chic-bon genre, nous baignons donc dans une atmosphère très Restauration poudrée à la Charles X, cette transposition finalement ne gêne pas. D’autant qu’Anna Caterina Antonacci campe une grande Didon, si fraîche, si lisse, que sa voix nous fait brusquement comprendre que son amour pour Enée a pu être un premier, un tout premier amour d’adolescente. D’une grandeur toute racinienne, d’une violence mesurée, elle nous empoigne dès son entrée et ne nous lâche plus. Le pathétique dès lors se redouble de cette innocence. Contraste au dernier air, rendu bouleversant, par l’insupportable souffrance qui naît de cette fraîcheur. Avec en prime l’émotion, sans la sentimentalité. Visage et voix sont sublimes de beauté.Mention spéciale pour l’Enée de Markus Werba, jouet tourmenté d’un destin impitoyable, baryton sonore et viril, qui n’est plus ici un personnage falot mais un être volontaire, hésitant dans une belle gestuelle entre amour et devoir.Le rôle de Belinda va comme un gant à Sophie Desmars, elle y est claire, optimiste, intelligente et efficace. Sans tomber dans le grotesque Svetlana Lifar fut une grinçante magicienne. Les autres nombreux petits rôles sont bien en place. Comme le continuo de la Compagnie des Bijoux Indiscrets et le clavecin de Claire Bodin.Comme Bach, Purcell ne supporte aucun effet superflu. Giuliano Carella propose des deux uvres une lecture haute en couleur, nuancée, fluide, spacieuse et d’une belle vivacité rythmique. On sera plus réservé pour les churs, visiblement peu à l’aise dans ce répertoire baroque, malgré une bonne volonté évidente.
Christian Colombeau
22/04/2011

PARIS
Café-Théâtre Le Lieu
de Georges Demory
Mise en scène de Georges Demory
Le spectacle prend la forme d’un parcours libre à travers l’histoire de l’opéra, jalonné de figures emblématiques et d’extraits du répertoire. Par le chant, le mouvement et la parole, Georges Demory incarne ses références et passe avec aisance du commentaire à l’interprétation....
L'avis de Clément Freuzo
Café-Théâtre Le Lieu
PARIS



Georges Demory est presque ténor
de Georges DemoryMise en scène de Georges Demory
Le spectacle prend la forme d’un parcours libre à travers l’histoire de l’opéra, jalonné de figures emblématiques et d’extraits du répertoire. Par le chant, le mouvement et la parole, Georges Demory incarne ses références et passe avec aisance du commentaire à l’interprétation....
L'avis de Clément Freuzo
PARIS
La Scène Parisienne
Notre cher auteur
de Ana-Maria Bamberger
Mise en scène de Jean-Philippe Azéma
La Scène Parisienne
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Mise en scène de Jean-Philippe Azéma

