Oui dit le très jeune homme
de Gertrude Stein
Mise en scène de Ludovic Lagarde
Avec Pierre Baux, Sophie Gueydon, Antoine Herniotte, Claire Longchamp, Camille Panonacle, Laurent Poitrenaux, Christelle Tual
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Du 09/07/2004 au 23/07/2004
19 h 00.
Tinel de la Chartreuse
La Chartreuse
30400 VILLENEUVE-LEZ-AVIGNON
De l’Armistice à la Libération, les figures de la comédie humaine d’une France occupée prennent place dans le jardin de Denise, femme française pétainiste, le salon de Constance, les questions de Ferdinand : "Peut-on choisir son camp quand on est tous en prison ?"
Nom d’un chien ! Gertrude Stein a tout pigé des dialogues. Dans la vie, les gens ne parlent pas comme des livres avec des mots riches de sens. Pas le temps. Il vont vite ; saisissent au vol le mot qui leur vient à l’esprit et l’assènent à l’autre sur tous les tons jusqu’à les convaincre.
Juin 1940, dans le jardin du Château de Denise, une jeune fille habillée en fermière discute avec un garçon nonchalamment allongé sur de l’herbe imaginaire. Ils parlent sur la question ou non de prendre parti dans cette France honteusement occupée. Denise supplie sur tous les tons son Ferdinand de prendre son parti à elle. Elle le supplie, elle le somme, elle l’amadoue, ça tourne en rond, comme des vieux qui ressassent, rabâchent. Rien, juste un drapeau tricolore pour tout décor, des vêtements bleus qui rappellent les bleus de travail et certainement pas la guerre. La tenue camouflage, c’est pour Constance l’américaine-mec révoltée et Georges le résistant. Les personnages sont face public et se comportent comme dans les pubs chocolat Poulain de l’époque. Très rétro dans la mise en scène, la musique et les tableaux qui s’enchaînent comme dans les films muets, Ludovic Lagarde exploite à fond les répétitions du texte calquées sur les discours de la vie. Cette pièce, c’est comme dans la vie, comme les gens parlent et répètent les choses pour se faire entendre et avoir raison. Dommage que quelquefois, les répliques soient un peu récitées car elles sont justifiées. Quant au oui et au non, il évoque bien sûr la problématique de la guerre, du courage mais aussi de la jeunesse. Pas si facile de dire non, se défendait d’ailleurs Créon face à Antigone : mais ici, le oui de Gertrude Stein est aussi bourré de malice surtout dans le passage entre Ferdinand et Constance : "dis oui Constance", "non", répond Constance car elle est plus vieille. "Mais dis oui", insiste Ferdinand comme ces jeunes puceaux qui veulent coûte que coûte. Nom d’un chien !
Juin 1940, dans le jardin du Château de Denise, une jeune fille habillée en fermière discute avec un garçon nonchalamment allongé sur de l’herbe imaginaire. Ils parlent sur la question ou non de prendre parti dans cette France honteusement occupée. Denise supplie sur tous les tons son Ferdinand de prendre son parti à elle. Elle le supplie, elle le somme, elle l’amadoue, ça tourne en rond, comme des vieux qui ressassent, rabâchent. Rien, juste un drapeau tricolore pour tout décor, des vêtements bleus qui rappellent les bleus de travail et certainement pas la guerre. La tenue camouflage, c’est pour Constance l’américaine-mec révoltée et Georges le résistant. Les personnages sont face public et se comportent comme dans les pubs chocolat Poulain de l’époque. Très rétro dans la mise en scène, la musique et les tableaux qui s’enchaînent comme dans les films muets, Ludovic Lagarde exploite à fond les répétitions du texte calquées sur les discours de la vie. Cette pièce, c’est comme dans la vie, comme les gens parlent et répètent les choses pour se faire entendre et avoir raison. Dommage que quelquefois, les répliques soient un peu récitées car elles sont justifiées. Quant au oui et au non, il évoque bien sûr la problématique de la guerre, du courage mais aussi de la jeunesse. Pas si facile de dire non, se défendait d’ailleurs Créon face à Antigone : mais ici, le oui de Gertrude Stein est aussi bourré de malice surtout dans le passage entre Ferdinand et Constance : "dis oui Constance", "non", répond Constance car elle est plus vieille. "Mais dis oui", insiste Ferdinand comme ces jeunes puceaux qui veulent coûte que coûte. Nom d’un chien !
Hélène Chevrier
23/07/2004
PROGRAMMATION DU FESTIVAL IN

AVIGNON
Le Verbe fou
de Michel Bellier
Mise en scène de Alexander Liebe
Elle nous présente 4 personnages, qui ont en commun le fait d’être des femmes. Elles s’appellent Julie, Rose, Jeanne, Louise. Nous sommes en 1914. Les hommes sont partis au front et les femmes font fonctionner le pays : travaux des champs, travail en usine, transports,… Elles s’engagent...
L'avis de Clément Freuzo
Le Verbe fou
AVIGNON



Les filles aux mains jaunes
de Michel BellierMise en scène de Alexander Liebe
Elle nous présente 4 personnages, qui ont en commun le fait d’être des femmes. Elles s’appellent Julie, Rose, Jeanne, Louise. Nous sommes en 1914. Les hommes sont partis au front et les femmes font fonctionner le pays : travaux des champs, travail en usine, transports,… Elles s’engagent...
L'avis de Clément Freuzo
AVIGNON
Théâtre Notre Dame
SABOR LIFE IS RHYTHM
de Création Collective
Mise en scène de Ivan Bouchain, Jofre Costa, Gaëtan Farnier Et Ludovico Hombravella
Théâtre Notre Dame
SABOR LIFE IS RHYTHM
de Création Collective
Mise en scène de Ivan Bouchain, Jofre Costa, Gaëtan Farnier Et Ludovico Hombravella
AVIGNON
Collège Joseph Vernet à L'Espace Factory
Festin
de Improvisation
Mise en scène de Aymeric Desjardin
Collège Joseph Vernet à L'Espace Factory
Festin
de Improvisation
Mise en scène de Aymeric Desjardin

