4.48 Psychose

de Sarah Kane
Mise en scène de Telmo Herrera
Avec Gwendale Rizat-Sibourd
4.48 Psychose est l’ultime texte de Sarah Kane, auteur britannique contemporain qui s’est suicidée en 1999. Telmo Hererra met en scène ce monologue interprété par Gwendale Riza-Sibourd.
Les bras tendus, poings serrés, une femme entre en scène. Elle entame un long monologue où elle annonce son suicide. "Après 4 h 48, je ne parlerai plus." Elle tente d’expliquer par bribes ce qui l’a conduit à une dépression psychotique et à la décision du suicide : la lobotomie de l’internement psychiatrique, son incapacité à se faire aimer ou son dégoût de la réalité.
Folie ? Maladie ? Peut-être pas. "Ne m’éteignez pas l’esprit en essayant de me remettre d’aplomb" : tout est dit. En essayant de la guérir de sa folie, on la tue. En voulant lui faire accepter le monde réel, on la tue. Sarah Kane pose des questions et y répond. Avec cette pièce, elle va, finalement, au plus près de l’humain, à la limite du conscient et de l’inconscient, au cœur de la folie, présente en chacun de nous.Mais elle exprime surtout un besoin vital : être aimé. Sans amour, pas de vie, réelle ou pas. Dans notre monde, elle est en prison. Prison exprimée par les mots mais aussi par le décor. En effet, celui-ci est composé de grilles et de chaises avec des barreaux. L’actrice les utilise, les change de place, de sens, mais se retrouve toujours derrière. Le texte est violent, la mise en scène aussi. Le personnage court, se contorsionne, se cache, revient... Cette représentation de la folie jusque dans la mise en scène étouffe un peu le texte. Une surexcitation parfois inutile, le texte se suffisant à lui-même.C’est la dernière scène : elle se couche sur la table, se recroqueville et se tait. Il est 4 h 48 : c’est l’heure de partir. Cette dernière scène se joue sur fond de Janis Joplin. Choix judicieux : elles sont toutes les deux décédées jeune (28 ans). Et elles représentent toutes les deux le symbole de la rebellion et le refus de vivre dans une réalité souvent trop laide. Janis Joplin est entrée dans la légende du rock, Sarah Kane dans celle du théâtre.
Folie ? Maladie ? Peut-être pas. "Ne m’éteignez pas l’esprit en essayant de me remettre d’aplomb" : tout est dit. En essayant de la guérir de sa folie, on la tue. En voulant lui faire accepter le monde réel, on la tue. Sarah Kane pose des questions et y répond. Avec cette pièce, elle va, finalement, au plus près de l’humain, à la limite du conscient et de l’inconscient, au cœur de la folie, présente en chacun de nous.Mais elle exprime surtout un besoin vital : être aimé. Sans amour, pas de vie, réelle ou pas. Dans notre monde, elle est en prison. Prison exprimée par les mots mais aussi par le décor. En effet, celui-ci est composé de grilles et de chaises avec des barreaux. L’actrice les utilise, les change de place, de sens, mais se retrouve toujours derrière. Le texte est violent, la mise en scène aussi. Le personnage court, se contorsionne, se cache, revient... Cette représentation de la folie jusque dans la mise en scène étouffe un peu le texte. Une surexcitation parfois inutile, le texte se suffisant à lui-même.C’est la dernière scène : elle se couche sur la table, se recroqueville et se tait. Il est 4 h 48 : c’est l’heure de partir. Cette dernière scène se joue sur fond de Janis Joplin. Choix judicieux : elles sont toutes les deux décédées jeune (28 ans). Et elles représentent toutes les deux le symbole de la rebellion et le refus de vivre dans une réalité souvent trop laide. Janis Joplin est entrée dans la légende du rock, Sarah Kane dans celle du théâtre.
Adelaïde Haslé
20/12/2005

PARIS
Café-Théâtre Le Lieu
de Georges Demory
Mise en scène de Georges Demory
Le spectacle prend la forme d’un parcours libre à travers l’histoire de l’opéra, jalonné de figures emblématiques et d’extraits du répertoire. Par le chant, le mouvement et la parole, Georges Demory incarne ses références et passe avec aisance du commentaire à l’interprétation....
L'avis de Clément Freuzo
Café-Théâtre Le Lieu
PARIS



Georges Demory est presque ténor
de Georges DemoryMise en scène de Georges Demory
Le spectacle prend la forme d’un parcours libre à travers l’histoire de l’opéra, jalonné de figures emblématiques et d’extraits du répertoire. Par le chant, le mouvement et la parole, Georges Demory incarne ses références et passe avec aisance du commentaire à l’interprétation....
L'avis de Clément Freuzo
PARIS
La Scène Parisienne
Notre cher auteur
de Ana-Maria Bamberger
Mise en scène de Jean-Philippe Azéma
La Scène Parisienne
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Mise en scène de Jean-Philippe Azéma

