
On ne badine pas avec l'amour
de Alfred de Musset
Mise en scène de Gérard Gelas, Léa Coulanges
Avec Alice Bélaïde, Camille Carraz, Alain Cesco-Resia, Léa Coulage, Romain Francisco, Guillaume Lanson, Damien Rémy, Henri Talau
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Jusqu'au 30/07/2006
A 18h30.
Théâtre du Chêne Noir
8 bis, rue Sainte-Catherine
84000 AVIGNON
04 90 86 58 11 (poste2)
Site Internet
Entre comédie loufoque et drame d’une noirceur
absolue, entre quête spirituelle et jeu des apparences.
Deux amours d’enfance se retrouvent après dix ans d’études et de vies que tout oppose : l’un, Perdican, s’est ouvert à la science et la vie sociale ; l’autre, Camille s’est enfermée dans un monastère peuplé de femmes aigries qui considèrent que les hommes sont méprisables et que seul le fantasme de l’amour Divin mérite de s’abandonner. Musset nous montre comment l’éducation et les croyances humaines peuvent pervertir deux cœurs purs que tout destinait à un mariage heureux. Cette vérité soulevée par Musset est malheureusement plus que jamais d’actualité : croire n’est pas savoir.Gérard Gélas dans son interprétation libre de l’œuvre de Musset, a pris le parti de forcer le trait des personnages, à la limite de la Commedia dell’arte et de changer le destin funeste de Rosette. La caricature sied à merveille aux deux hommes d’églises burlesques par leur ridicule. On appréciera aussi le jeu dynamique du jeune paysan qui incarne le peuple soumis, ainsi que la charmante Rosette, touchante par tant de pureté et de naïveté.
En revanche, la caricature du baron poussée a l’extrême nuit à la crédibilité du personnage. Idem pour le jeu de Perdican, plus démonstratif que suggestif. On aurait souhaité sentir un peu plus d’amour sincère et de simplicité entre Perdican et Camille. La richesse du texte de Musset dans les échanges entre Perdican et Camille se passerait de gestes et grimaces inutiles. Le décor simple et ingénieux permet de nombreuses combinaisons scéniques qui servent magnifiquement la mise en scène. Si vous avez envie de revoir l’œuvre de Musset sous un nouveau jour, moderne et burlesque, la vision de Gérard Gélas vous séduira peut-être.
En revanche, la caricature du baron poussée a l’extrême nuit à la crédibilité du personnage. Idem pour le jeu de Perdican, plus démonstratif que suggestif. On aurait souhaité sentir un peu plus d’amour sincère et de simplicité entre Perdican et Camille. La richesse du texte de Musset dans les échanges entre Perdican et Camille se passerait de gestes et grimaces inutiles. Le décor simple et ingénieux permet de nombreuses combinaisons scéniques qui servent magnifiquement la mise en scène. Si vous avez envie de revoir l’œuvre de Musset sous un nouveau jour, moderne et burlesque, la vision de Gérard Gélas vous séduira peut-être.
Samuel Guillemin
20/07/2006

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